[Indonésie] Traversée de Bali jusqu’à Amed

Si on récapitule, on vient de passer une semaine sur l’île de Java, avec une moyenne de 5h de sommeil par nuit, on a passé trois jours dans un mini-bus qui fuit et entre deux trajets, on a grimpé sur des volcans.

On est donc au bout de notre vie lorsqu’on arrive au terminal de ferry qui nous conduira sur l’île de Bali.

 

Le ferry

Bon point : le mini-bus de l’enfer nous dépose juste en face du terminal et nous n’avons qu’à traverser la route sans nous faire écraser pour arriver sur les quais. On suit nos compagnons d’infortune pour prendre nos billets, en jouant des coudes car les locaux tentent de nous passer devant au guichet. Comme s’ils pouvaient affronter des français habitués à prendre les transports en communs en heure de pointe, mouhaha.

Le ferry approche et c’est la cohue pour grimper à bord. Scooters, voitures, piétons, tout le monde s’engouffre. On monte sur le pont pour se trouver des sièges pas trop loin du bord, en espérant profiter d’un peu de vent.

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La traversée semble incroyablement longue, car Bali n’est pas très éloignée de Java et on distingue très vite la côte. Mais le ferry ne va pas tout à fait en ligne droite et on met un temps fou avant d’accoster.

 

La traversée de Bali

On pose le pied à Bali, et là les choses sérieuses commencent. Nous sommes à l’extrémité ouest de l’île. La plupart des gens prennent un bus à destination du centre, pour Ubud, Sanur ou Denpasar. Nous, nous avons décidé de rejoindre l’extrémité est de Bali, pour embarquer dès le lendemain à destination des îles Gili. Il n’y a pas de ligne de bus directe, donc nous devons trouver un chauffeur et comme d’habitude, il va falloir négocier le tarif sans se faire arnaquer ou se faire embarquer n’importe où.

En sortant du port, deux hommes nous proposent leurs services. Nous entamons la négociation et tombons d’accord pour 650 000 roupies (40,82€). Même si on aurait pu négocier encore davantage, pour un trajet d’environ 4h dans une voiture confortable et climatisée, ça nous semble honnête.

On profite du trajet et de nos smartphones pour réserver un hôtel à Amed, avant de somnoler un peu car on tombe de sommeil. On vérifie de temps en temps que l’on roule toujours dans la bonne direction mais tout va bien, pas de plan foireux à l’horizon. En fin d’après-midi, nous voici à Amed. On paye nos chauffeurs et on arrive à notre guest-house.

Amed

Nous logeons à Depotrek Villas, tenu par l’énergique et adorable Pari. Après les hôtels miteux du Bromo et du Kawah Ijen, on a l’impression que notre bungalow est grand luxe !

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Il n’y a pas grand chose à faire à Amed, à part du snorkeling et de la plongée. On brave la chaleur, le manque de trottoirs et les scooters qui nous frôlent à toute allure, pour grimper jusqu’à un joli point de vue

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En redescendant, on fait le point sur nos finances. Comme des riches, on étale tous nos billets sur le lit et on savoure ce rare moment dans notre vie : on est millionnaires (en roupies, en tout cas)

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On a choisi cette guest house car les commentaires sur les sites de voyage indiquaient que Pari possédait une compagnie de speed boat de qualité, qui font justement le trajet jusqu’aux îles Gili. On a lu des tas d’horreur sur les speed boat locaux, qui surchargent des bateaux en mauvais état ou naviguent à des vitesses de tarés donc on cherche des compagnies relativement fiables.
Si vous avez le temps, l’option la plus sûre pour rejoindre les îles Gili est de prendre le ferry jusqu’à Lombok et de remonter en bus. Bref, préférer les transports plus lents mais moins onéreux utilisés par les locaux. Mais nous n’avons pas suffisamment de temps pour cette option, qui prend une bonne journée, et nous tenons vraiment à découvrir les îles Gili…

Malheureusement, il n’y a plus de place à bord des bateaux de Pari pour le lendemain, mais il nous dégote deux places sur une autre compagnie, Marina Srikandi.

Speed boat jusqu’à Gili Air

Après une bonne nuit de sommeil et un super petit-déjeuner, le mini-bus vient nous chercher et, avec un peu d’appréhension, nous embarquons à 10h30 sur le speed boat. Bonne surprise, les sièges sont confortables et nous disposons de gilets de sauvetage. Nous naviguons à un bon rythme mais sans excès sur une mer globalement calme. Certains choisissent de profiter du voyage sur le pont ou la cabine du bateau. Nous préférons éviter les cancers de la peau, et restons assis en cabine, d’autant que malgré l’absence de clim, quelques ventilateurs rafraichissent un peu l’air. 1h30 plus tard, nous arrivons aux îles Gili. Le bateau dessert d’abord Gili Trawagan, puis Gili Air, où nous descendons.

 

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Bref, rien à redire sur cette compagnie, alors que les avis Trip Advisor ne sont pourtant pas fameux. Il semblerait que les trajets Amed -> Gilis se passent plutôt bien, alors que les voyages Gilis -> Bali soient plus périlleux.

 

C’est parti pour trois jours de farniente, mais ça sera dans le prochain article 🙂

 


Infos Pratiques

Transports

  • Ferry Ketapang (Java) – Gilimanuk (Bali) : 6000 roupies/personne (0,38€)
  • Trajet Gilimanuk – Amed en voiture privée climatisée : 650 000 roupies (40,82€)
  • Speed boat (Marina Srikandi) : 250 000 roupies/personne (15,71€)

L’hôtel

Depotrek Villas, Jl. Raya Jemeluk, Karangasem, Amed, Abang 80852, Indonésie

Telys

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