[Indonésie] Journée à Yogyakarta

Selon notre planning, c’est notre dernière journée à Yogyakarta. On va en profiter pour visiter la ville et organiser la suite du périple.

L’art de la négociation

Après le petit-déjeuner, on prend à nouveau un becak pour nous emmener jusqu’à l’Office du Tourisme de Malioboro. Cette fois, on s’en sort pour 15 000 roupies.

En marchant sous les arcades du marché, je repère quelques éventails et vu la chaleur ambiante, je me dis que ça serait un bon plan. Après un peu de négociation, on les obtient à un prix sans doute élevé, mais très intéressant par rapport au tarif de départ.

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Yogyakarta

Confiants, on réitère la négociation à une autre boutique, pour un porte-monnaie. Mais impossible de faire descendre le prix en dessous de 50 000 roupies (3,35€) alors que c’est quasiment à ce prix qu’on les trouve en France. Même s’il est recommandé de toujours conclure la vente lorsqu’on négocie, pour ne pas faire perdre son temps au vendeur, on considère que le tarif est abusé et on s’éloigne tranquillement après avoir pris congés. On n’avait pas fait deux mètres que la vendeuse nous interpelle et propose de descendre le prix du porte-monnaie à 35 000 roupies ! On accepte, autant parce qu’on avait besoin du porte-monnaie qu’en remerciement de l’effort qu’elle a fourni.

Même s’il est usant de devoir tout négocier, on reconnait que c’est toujours fait dans la bonne humeur, avec parfois des petites blagues. Lorsqu’on est dans de bonnes dispositions, c’est presque un jeu. Par contre, quand on veut juste acheter un truc sans se prendre la tête, je trouve que ça devient vraiment une contrainte et un calvaire.

Notre moment Jason Bourne

On arrive quasiment devant l’Office du Tourisme lorsqu’on se fait aborder par un vieux, qui nous explique qu’il se tient devant le bâtiment qui abrite le Président. On acquiesce poliment, et le vieux embraye sur une super expo de batiks qui se trouve non loin, et blablabla… Mec, on s’est fait avoir une fois, mais pas deux. On lui répond qu’on a à faire, mais qu’on y pensera (ou pas, héhé)

On arrive enfin à l’Office du Tourisme et on réserve notre voyage vers l’Est, pour découvrir les volcans Bromo et Kawah Ijen.

En sortant, on prend bien soin de traverser la route pour ne pas passer à nouveau devant le vieux et on flâne, tranquillement…quand soudain Bigfoot me dit « le vieux vient à notre rencontre ». On accélère le pas et on bifurque dans une allée perpendiculaire pour tenter de s’éloigner mais il nous suit toujours ! Las, on tourne à nouveau dans une autre allée, puis encore pour rejoindre l’avenue principale mais impossible de s’en défaire.
En désespoir de cause, on se précipite pour traverser la route et là, je me retrouve les deux pieds dans du béton frais. Peu désireux d’ajouter la DDE locale à la liste de nos poursuivants, on court pour s’éloigner du lieu du crime avant que quelqu’un ne nous interpelle.

On se sentait exactement comme Matt Damon dans Jason Bourne (sauf qu’on n’est pas passés devant un métro à pleine vitesse)

Du coup, pour parvenir à semer le vieux, on a fini par pénétrer dans un centre commercial (je savais que ces heures passées devant des films d’action me serviraient un jour 😛 ) pour en ressortir dans une autre rue. On ne s’est pas adossés à un mur, haletants, mais c’était pas loin !

Le Palais du Sultan (Keraton)

On reprend notre vie de touristes lambda en se dirigeant vers le Palais du Sultan, aussi appelé Keraton ou Kraton. Il est perdu au milieu d’une immense place, où se tiennent des rassemblements et événements les jours de fête. Lorsque nous sommes passés, des enfants jouaient au foot.

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C’est intéressant de découvrir une architecture si différente de ce qu’on a en Europe, ou même de ce qu’on a pu voir au Japon. Les bâtiments sont très ouverts, joliment décorés mais aussi soumis à l’humidité ambiante.

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Il  y a tout un bâtiment, dans lequel on peut pénétrer, dédié aux effets personnels du Sultan. C’est assez peu intéressant, d’autant que les panneaux explicatifs ne sont pas traduits.

Mais pour le prix (15000 roupies, 1€), la visite est sympa. C’est parfait pour un jour de repos entre deux virées, d’autant qu’il n’y a pas grand chose d’autre à faire en ville.

Le Water Palace (Tamansari)

Les locaux vous répéteront qu’il est extrêmement difficile de trouver le Water Palace par soi même, et vous proposeront leurs services de guide ou de becak moyennant finances. C’était probablement vrai au siècle dernier mais aujourd’hui, il suffit d’un petit coup de Google Maps pour vous y rendre en 15 minutes de marche.

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L’endroit est très joli mais malheureusement, l’humidité fait des ravages.

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La visite ne prend pas très longtemps, mais encore une fois, c’est agréable à visiter et le tarif d’entrée est très raisonnable.

Après cette journée à Yogyakarta riche en péripéties, on se rapproche de l’hôtel en becak (20 000 roupies) pour diner chez House of Saté. Le saté est normalement la brochette qui compose le plat mais par un abus de langage, ça désigne aujourd’hui surtout la sauce aux cacahuètes ou aux noix de cajou qui l’accompagne.

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C’est beau, c’est bon et pour une fois, ce n’est pas trop cher. On a payé 152 000 roupies (10€) nos deux plats, deux jus de fruits et deux desserts.

Yogyakarta, c’est fini. Le lendemain, on part à 8h en direction de l’Est de Java. Si la ville nous laisse un souvenir agréable mais pas impérissable, c’est un point de chute idéal pour visiter Borobudur et Prambanan, très bien fourni en hôtels et restaurants.


Infos Pratiques

  • Palais du Sultan
    • Entrée : 15 000 roupies (1€)
    • Compter 1000 roupies (7 centimes) de plus si vous voulez prendre des photos
  • Water Palace
    • Entrée : 15 000 roupies (1€)

 

Telys

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