[Indonésie] Yogyakarta, nous voilà !

Après une dernière péripétie, adieu Kuala Lumpur et bienvenue en terre indonésienne, sur l’île de Java, à Yogyakarta. Attention, article fleuve.

 

Première épreuve : sortir de Malaisie

Levés à l’aube, nous voici partis pour l’aéroport de Kuala Lumpur, où on suit scrupuleusement les panneaux indicateurs. Enregistrement, immigration, embarquement…attends, embarquement ?! Mais, et nos énormes sacs à dos ? On comprend alors qu’on a loupé les comptoirs de dépôts de bagages. C’est un problème, car on n’arrivera jamais à faire croire au personnel d’Air Asia que ce sont des bagages à main, et comme on a déjà passé l’immigration et obtenu notre tampon de sortie du territoire, on ne peut pas retourner en territoire malaisien.

On rebrousse alors chemin, jusqu’aux comptoirs d’immigration où on explique notre problème à une agente. Heureusement, elle nous laisse retourner dans l’aéroport, où nous sommes donc officiellement des immigrés clandestins. On en rigole mais je prie pour qu’aucun incident grave ne survienne parce que je n’ai vraiment pas envie de connaitre l’intérieur des geôles malaisiennes. On se dépêche à déposer nos bagages et à revenir au comptoir d’immigration. Mais là…il y a au moins trente ou quarante comptoirs et impossible de retrouver notre copine de tout à l’heure, celle qui nous a laissé sortir. On explique alors la situation à un autre agent, un peu perplexe, et on profite qu’il hésite pour partir vite, très vite. Heureusement, malgré notre comportement ultra-suspect, il ne lancera pas la police des frontières à nos trousses. Ceci dit, ce n’est pas une expérience qu’on tenterait en Europe 😀

C’est ensuite parti pour quelques heures d’attente dans une salle climatisée à 15° alors que je suis en débardeur, et comme on n’a pas eu le temps de petit déjeuner à l’hôtel, j’ai froid ET faim.

 

Arrivée à Yogyakarta

Si notre escale à Kuala Lumpur nous a confronté au climat tropical et à un mode de vie sensiblement différent du notre, les choses sérieuses commencent à la descente de l’avion à Yogyakarta.

L’aéroport figure parmi les plus minuscules que je n’ai jamais vu : le tapis roulant qui amène les bagages est dans la même pièce que le petit bureau des deux mecs qui tamponnent les passeports.
J’avais lu beaucoup d’articles qui décrivaient le choc qu’on peut ressentir à la sortie de l’aéroport dans ce genre de pays où, dès l’ouverture des portes automatiques, plusieurs dizaines de personnes vous interpellent d’un coup. Et bien c’est quelque chose de le lire, mais ça n’a rien à voir de le vivre.

Parmi les dizaines d’hommes qui nous crient littéralement dessus, on se fait rapidement accoster par un mec qui propose de nous emmener au centre ville pour 150 000 roupies (10€). Comme on avait cherché un peu sur le net avant d’arriver, on savait que c’était une somme relativement élevée et qu’on pouvait avoir un meilleur tarif. On profite d’aller retirer de l’argent au distributeur pour se concerter.

Absolument déterminée à ne pas me faire arnaquer, j’explique à Bigfoot que j’ai vu un comptoir de taxi dans l’aéroport. On ressort de la pièce où se trouve le distributeur, on esquive le mec au taxi à 150 000 roupies et on rentre à nouveau dans l’aéroport où on obtiendra un taxi officiel pour 85 000 roupies (5,70€).

Moralité : ne jamais accepter la première offre qui vous est faite, toujours privilégier les vendeurs « officiels » et ne pas hésiter à négocier, ça fait partie du jeu.

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On arrive enfin à notre hôtel, le Greenhost Boutique Hôtel. Pour 35€ la nuit, on tape dans le très haut de gamme, et on trouve un hôtel qu’on s’attendrait plutôt à croiser à Londres, Berlin ou Tokyo. Écologique, l’hôtel est basé sur la culture hydroponique (= hors-sol), propose une galerie d’art et un bar avec des cocktails hors de prix au dernier étage.

Notre chambre est petite mais très agréable, la clim fonctionne, on n’en demande pas plus.

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Mais un seul coup d’oeil par la fenêtre confirme que nous sommes bel et bien en Indonésie et pas dans une capitale occidentale :

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On sort ensuite explorer les alentours et manger ! On tombe sur le Warung Heru et on déjeune pour 145 000 roupies (10€)

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Ça nous a paru super bon mais difficile de dire si c’est parce qu’on avait super faim, parce que c’était notre première expérience de la cuisine locale ou si c’était réellement super bon.

 

Premiers contacts locaux

On essaye ensuite de gagner le centre proprement dit de Yogyakarta, et pour ça on négocie avec un becak un trajet à 5000 roupies (0,33€). Le becak est un genre de vélo avec une banquette à l’avant et le mec pédale à l’arrière, pour nous emmener. Certains ont un petit moteur, genre mobylette.
Le trajet est particulièrement inconfortable, parce que nous ne sommes pas des petits gabarits et nos fesses ont bien du mal à rentrer dans la banquette. La circulation locale est dense, anarchique, et on craint un peu pour nos vies.

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A l’arrivée, le mec essaye de nous faire croire que le trajet était à 50 000 roupies (3,30€). On ne se laisse pas démonter et de guerre lasse, il accepte 10 000 roupies (0,66€) Avec le recul, on se dit que le trajet était effectivement peut être plus près de 10 000 roupies mais c’est extrêmement difficile à juger : nous ne sommes clairement pas des locaux et on a croisé beaucoup de touristes qui, sous prétexte qu’ils ont les moyens et pour se donner bonne conscience, ne se privent pas d’arroser généreusement les indonésiens. Ça n’est pas vraiment notre façon de voir les choses et on aime payer le prix juste.

Le but de notre excursion était d’aller à l’Office du Tourisme officiel (attention aux faux « guichets touristiques » qui pullulent partout) afin de réserver un tour pour visiter Prambanan et Borobudur.

L’Office du Tourisme se trouve dans Malioboro Road, qui est l’artère commerçante phare de la ville. On déambule donc au milieu des stands de babioles, t-shirts, tongs, lunettes de soleil… Quand on se fait alpaguer par un commerçant, qui nous demande d’où on vient, si on est en lune de miel, si on veut voir un super endroit où une école d’art expose des batiks, ça ferme ce soir, blablabla… On sent l’arnaque mais on n’arrive pas à s’en dépêtrer, donc on le suit.

Le batik est une technique d’impression de tissu propre à l’île de Java (mais pas que).

Le principe du batik consiste :

  1. à dessiner sur le tissu le motif final à reproduire (cette opération n’est pas indispensable) ;

  2. à protéger des zones du tissu contre la coloration par l’application de la cire chaude ;

  3. à appliquer des couleurs par trempage dans des bains de teinture ou en appliquant des teintures directement sur le tissu ;

  4. à recommencer les opérations 2 et 3 successivement pour chacune des couleurs en allant des couleurs claires aux plus foncées ;

  5. à la fin : à ôter la cire, soit avec un fer à repasser, soit par trempage dans l’eau bouillante.

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Exemple de batik

On monte des escaliers et on arrive dans une salle où sont exposés une vingtaine de batiks. C’est joli, honnêtement, mais on ne va pas acheter un truc dont on a aucunement besoin, qui n’est pas du tout dans nos styles de déco et qui est relativement cher pour quelque chose qu’on soupçonne d’être fabriqué en quantités industrielles à Taïwan. Après quelques échanges polis et des commentaires appréciateurs sur les œuvres exposés, on prend congé. Le propriétaire de la galerie et sa femme sont clairement déçus mais c’est le jeu, ma pauvre Lucette.

Moralité : on peut toujours refuser. Je comprends les gens qui se sentent obligés d’acheter pour ne pas faire perdre son temps au vendeur mais pour ma part, je n’ai rien demandé à personne quand on m’a interpellé dans la rue.
La démarche est totalement différente lorsque j’ai l’intention d’acheter un objet, mais on en reparlera dans un futur article.

On trouve ensuite un becak pour rentrer à l’hôtel. Comme c’est un becak-mobylette, qui va donc plus vite et nous fait gagner du temps, on donne 20 000 roupies (1,33€) Et comme il y a des dizaines et des dizaines de becak à Malioboro qui attendent des dizaines et dizaines de touristes, n’hésitez pas à comparer les prix et vous éloigner un peu de la rue commerçante pour avoir un bon tarif.

 

On dine à Via Via, un autre warung fréquenté surtout par des touristes. C’est pas mauvais, et après les péripéties de la journée on cherche surtout la facilité, mais ça n’a rien d’extraordinaire non plus.
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Après cette longue journée, on tente de profiter d’un repos bien mérité mais court, parce que le lendemain on va visiter Borobudur et Prambanan pour le lever du soleil.


Infos Pratiques

Transports

  • Taxi de l’aéroport à Prawirotaman II : 85 000 roupies
  • Becak sans moteur de Prawirotaman à Malioboro : 10 000 roupies
  • Becak avec moteur de Malioboro à Prawirotaman : 20 000 roupies

Téléphonie

Une carte SIM locale avec 4Go de data vous coûtera 80 000 roupies (5,35€), le vendeur vous l’installe et vous configure les réglages réseau pour que tout fonctionne.

L’hôtel

Greenhost Boutique Hôtel, Prawirotaman II #629 Brontokusuman Yogyakarta Indonesia 55153

Office du Tourisme de Yogyakarta

Jl. Malioboro No.16, Suryatmajan, Danurejan, Kota Yogyakarta, Daerah Istimewa Yogyakarta 55271, Indonésie

Telys

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