[Japon] – A la découverte d’Osaka

Sur les bons conseils de Miyuki, nous sommes allés voir une chouette expo et nous nous sommes baladés jusqu’au château d’Osaka. Le lendemain, on a testé Koya-San mais on ne s’est pas attardés…pour des raisons climatiques.

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Quand je disais que notre hôtesse était parfaite… Elle nous a signalé qu’une exposition temporaire venait juste de débuter au Musée Municipal d’Osaka, comportant une sélection de peintures japonaises issues du Musée des Beaux Arts de Boston (aux Etats-Unis, oui). Comme c’était un pan de la culture japonaise que nous n’avions pas encore abordé, nous étions très intéressés et nous ne l’avons pas regretté. Malgré le fait que l’exposition soit chère (1500 yen, environ 15€) et relativement peu fournie, c’était ma-gni-fi-que.

Voici une sélection des œuvres que nous avons contemplé et dont j’ai pu retrouver la trace sur le grand Internet mondial grâce au merveilleux site du Museum of Fine Arts of Boston (d’où sont issues toutes les images)

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Waves at Matsushima, de la période Edo (18ème siècle)

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Minister Kibi’s Adventures in China (détail)

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Night Attack on the Sanjo Palace,
from the Illustrated Scrolls of the Events of the Heiji Era (détail)

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Dragon, de Hasegawa Tohaku

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Tigre, de Hasegawa Tohaku

 

Le musée est situé dans le quartier de Tenno-ji, réputé peu fréquentable, surtout de nuit. Et en effet, c’est bien l’un des très rares endroits en un mois où on a vu des SDF et où on sent clairement que les bâtiments ne sont plus de première fraicheur. On n’y est pas passé le soir ou de nuit, donc on ne peut pas vous déconseiller le quartier dans le choix de votre hôtel, mais il vaut parfois mieux s’excentrer et rentrer plus serein (je n’ai pas dit plus en sécurité).

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Tenno-ji

Ensuite, malgré le fait que ce soit une reconstitution, qu’il soit en béton pas du tout authentique et blablabla, nous sommes tout de même allés voir le château d’Osaka. On peut s’approcher très près gratuitement, la balade et la vue sont agréables et franchement ? On s’en fout que ce soit du béton, le château reste joli.

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(Oui, il  a plu environ trois minutes après ces photos)

Miyuki nous a conseillé d’aller photographier « Glico Man », comme si c’était LE truc à voir dans la ville et que ça allait de soi. Sauf que nous, on n’en avait jamais entendu parler. Donc nous sommes partis à la découverte sans trop savoir ce qu’on cherchait et vu le monde qui prenait des photos, on en a déduit que c’était ça :

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Pour la petite histoire, c’est l’enseigne lumineuse du confiseur Ezaki Glico. Oui, et alors ? Alors, Glico est le créateur et producteur du Pocky, mieux connu en France sous le nom de Mikado (cette petite faiblesse qui vous perdra) ! Sauf qu’au Japon, c’est freestyle sur les parfums et vous en trouvez au thé vert ou à la fraise.

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Mais ça existe aussi au chocolat

On a trouvé le centre-ville d’Osaka très animé et dynamique, peut-être parce que les lieux populaires sont moins éparpillés que dans les très grandes villes comme Kyoto et Tokyo ? Vous pouvez avoir un aperçu de l’ambiance dans la vidéo ci-dessous, où le Glico Man change de couleurs (youhou !)

Entre les panneaux lumineux où on voit comme en plein jour et les enseignes rigolotes ou démesurées, Osaka nous a vraiment semblé pleine de vie.

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Quand vous êtes sur le pont, face au Glico Man, faite demi-tour et entrez dans l’ascenseur du premier bâtiment au coin, à droite. Au 6ème étage (car au Japon, il n’est pas rare de trouver des restaurants ou des boutiques dans les étages), vous pourrez déguster un excellent shabu-shabu. Décrit comme une fondue à la japonaise, c’est un plat d’eau bouillante dans lequel il faut faire bouillir de la viande, des légumes, du tofu… à  tremper ensuite dans l’une des deux sauces froides avant dégustation. Plusieurs types de menus sont proposés, et on en a pris un avec boeuf de Kobé à volonté. C’est super bon, mais ça ne vaudra jamais une bonne vraie fondue de fromage, parole d’addict ! Par contre c’est pas donné (viande oblige), il faut compter au moins 3000 yen (30€) par personne pour un shabu-shabu de qualité. Ça peut dépasser les 5000 yen (50€) si vous prenez le top du top en boeuf de Kobé par exemple.

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Le lendemain, toujours sur les conseils de notre hôtesse, nous nous sommes rendus à Koya-San.  Le mont Koya a donné son nom au complexe de 117 temples bouddhiques qui se trouve à son sommet. Il est accessible via une ligne privée (donc hors JR) de train, suivi d’un voyage en funiculaire. Au sommet, des temples, encore des temples et toujours des temples.

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Il y a également un immense cimetière, au fond duquel le temple Tōrō-dō a abrité deux flammes qui auraient brûlé pendant un millier d’années. Le cimetière en lui-même est très réputé et parfois des entreprises payent pour « sponsoriser » la tombe de leurs employés à Koya San. On ne sait pas si un astronaute/cosmonaute y est enterré…

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 Je dois avouer que je n’ai pas beaucoup apprécié Koya-San (contrairement à..euh…tout le monde, d’après ce que j’ai pu lire sur le net) à la fois parce qu’on avait déjà vu beaucoup de temples à Kyoto, parce que je déteste la montagne et cette impression de confinement mais surtout parce qu’il y faisait extrêmement froid et venteux au point qu’on a eu quelques flocons de neige. Par contre, je ne doute pas que passer la nuit dans un monastère bouddhiste et partager un repas avec les moines doit rehausser considérablement l’avis des sceptiques.

Retour donc à Osaka, transis de froid, et nous nous sommes arrêtés dans un petit restaurant de quartier pour déguster un okonomiyaki (la « crêpe » locale dont j’avais déjà parlé), un bol de riz et une soupe miso pour 600 yen, soit 6€. On s’attendait ensuite à faire une bonne nuit de sommeil avant de reprendre le train pour Hiroshima mais le sort en a décidé autrement….

Telys

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