[Japon] – Too-kyooo, Too-kyooo

Le titre, c’est la façon dont les Japonais prononcent « Tokyo ». Je trouve ça adorable (ou « kawaii »).

Mais reprenons au début, c’est à dire le lundi 1er avril, et ce n’est pas une blague : on va au Japooooon ! Je n’ai bien sûr quasiment pas dormi de la nuit, entre l’excitation du voyage et la peur de louper le réveil, donc c’est la tête dans le pâté qu’on profite une dernière fois des viennoiseries et de la baguette française au petit-dèj buffet de l’hôtel. On recommande d’ailleurs chaudement l’Ibis de Roissy-Charles de Gaulle si vous avez une correspondance : grande chambre nickel, matelas confortable, buffet diversifié et surtout un prix relativement abordable par rapport aux Hilton et Sheraton eux aussi situés dans l’aéroport.

Avant départ - yens    Avant départ - vol

Bref, on partait à 11h de Paris et notre arrivée à Tokyo était prévue à 9h du matin heure locale, soit… 2h du matin en France. L’idéal, c’était donc de grappiller une paire d’heures de sommeil dans l’avion mais rien à faire, je n’ai pas fermé l’œil alors que je suis habituellement une vraie marmotte. C’est donc considérablement dans le pâté qu’on est arrivés au Japon. Heureusement l’immigration ne nous a pas posé de questions trop compliquées, voire pas de questions du tout, et on a pu récupérer nos bagages avant d’aller les déposer à l’hôtel.

Notre hôtel : Chiyoda Inn. Il est un peu cher mais est situé à moins de 5 minutes à pied de la gare JR de Minami-Senju et c’est tout ce qu’on voulait pour se remettre du décalage horaire. Il est par ailleurs très propre et le gérant est adorable, et même si je l’ai trouvé absolument canon (l’hôtel, pas le gérant), il est un peu moderne. Ceux qui cherchent un ryokan réellement traditionnel trouveront leur bonheur ailleurs. Ceux qui cherchent un frigo dans leur chambre et un chauffage resteront là, par contre 😉

Chiyoda Inn 3    Chiyoda Inn 4

Chiyoda Inn 1   Chiyoda Inn 2

Et ensuite, il a fallu se balader, pour éviter à tout prix de s’endormir. Pour info, il était environ 13h, soit 6h du matin en France, donc on avait 24h d’éveil dans la tête, et on allait pas dormir avant encore 7h. Et je suis marmotte ascendant loir. Ah, et je vous ai dit qu’il pleuvait des cordes ? Bref, c’était trop la joie, alors on a mangé un ramen pour se rappeler qu’on était au Japooooon et que c’était fini le camembert et la baguette.

On a erré dans le quartier d’Ueno, j’ai acheté un parapluie transparent avec des pandas dessus, on s’est baladés à nouveau et quand on a failli s’endormir sur un banc de la gare, on s’est dit qu’il était temps de rentrer se coucher. Il était 20h quand on s’est effondrés, soit 13h heure française. 37 heures sans dormir, la plus longue nuit blanche de ma vie.

Mais c’était pour mieux apprécier la visite du Musée Ghibli le lendemain ! Pour ceux qui ne connaissent pas, le studio Ghibli est un studio d’animation japonais qui produit des dessins animés unanimement appréciés et salués. Ils sont souvent centrés sur la nature, les divinités qui la composent et la façon dont les humains interagissent (en bien ou en mal) avec elle. L’emblème du studio est Totoro, un esprit de la forêt qui ressemble à un ours (à mon sens), issu du film du même nom.
Pour ceux qui connaissent, si vous désirez vous rendre au musée vous savez peut-être déjà que les supérettes Lawson vendent des billets et que ces derniers sont datés ? Et bien si la visite vous tient énormément à cœur, n’attendez pas d’être sur place pour acheter votre ticket : il y avait trois semaines de délai pour avoir une date de visite disponible quand nous y sommes allés. En France, C’est l’agence JTB qui est officiellement agréée pour vendre des tickets. Oui, ça coûte 10€ de plus qu’un billet acheté au Japon mais vous êtes sûrs et certains d’entrer au musée. Les réservations sont ouvertes trois mois à l’avance (1er janvier pour une visite au mois d’avril, 1er février pour une visite en mai, etc…)

Comme il pleuvait toujours à verse, on a pris le chat-bus (qui n’est rien de plus qu’un bus normal peint en jaune, ne vous emballez pas) qui mène au musée. Et là vous obtenez votre billet : trois images tirées d’une vraie pellicule d’un vrai film Ghibli. Vous pouvez vous emballer. On a eu des images de Porco Rosso, ce qui tombait bien car c’est un des Ghibli que j’ai vu, et un que j’adore (peut-être mon deuxième préféré après Totoro)(en même temps, l’histoire d’un cochon italien qui pilote un hydravion dans les années 30…)

Ghibli 4

Les photos sont interdites à l’intérieur (vous pouvez en voir quelques unes sur le site officiel) mais on en a pris plein les yeux : un Totoro géant derrière le comptoir d’accueil, des Totoro (et d’autres personnages d’autres films) dans des vitraux aux fenêtres, des vitraux de lampe, un énorme chat-bus où seuls les enfants peuvent aller jouer avec des dizaines et des dizaines de noiraudes… Seul bémol, les expositions sont intéressantes mais succinctes. J’ai particulièrement apprécié celle comportant des dizaines de dessins, esquisses et story-boards originaux, alors que l’expo temporaire (uniquement en japonais en plus) n’était pas terrible. Mais peu importe, ce que je guettais avec plus d’impatience que le Père Noël, c’était le court-métrage projeté dans le cinéma du musée et dont le planning mois par mois est connu trois mois à l’avance (sur cette page). Il faut savoir qu’il y a maintenant douze court-métrages uniquement projetés au musée, et nul part ailleurs, jamais. Et parmi eux… la « suite » de Totoro : « Mei & le chaton-bus ». Extase et soulagement quand j’ai actualisé la page du musée le 1er février (au taquet, je vous dis) et que j’ai vu que ça serait le court-métrage projeté pendant tout le mois d’avril ! Et il était chouette <3 Je n’en dis pas plus pour ne pas spoiler mais vous pourrez trouver un résumé par ici.

On est ensuite montés sur le toit, bravant les éléments et cette foutue pluie, pour faire des photos du robot du « Château dans le ciel ». Ça doit être un endroit tellement plaisant quand il fait beau…

Ghibli 1

Peu après, un vortex temporel nous a absorbé alors que nous étions dans la boutique du musée parce qu’il était impensable de repartir sans rien. Du coup, on est repartis avec…euh…tout ?

Ghibli 5

On a complété avec des pochettes surprises contenant d’autres morceaux de pellicules de films Ghibli et un porte-clés Totoro pour moi (qui va très bien avec la peluche, le cubee craft, la coque iPhone, le thème Firefox et l’affiche Totoro dans ma chambre)(je vais bien)

On a profité d’être sur place pour déjeuner au café « Straw Hat » du musée, là où les gens vous amènent une chaise pour votre sac à main et vos achats. Un peu cher, un peu d’attente avant d’entrer (mais c’est très japonais ça), mais globalement bon. J’ai pris un sandwich et là où en France on vous aurait servi un truc Sodebo à peine garni, au Japon on vous vend quelque chose de bon et bien garni. A tel point que je n’avais plus faim pour le dessert, alors j’ai pris un chocolat chaud dans l’espoir d’avoir un Totoro dessiné dans la mousse mais loupé, il fallait prendre un café pour ça 🙁

Ghibli Café 2    Ghibli Café 1

Ghibli Café 4    Ghibli Café 3

Et comme nous étions arrivés en bus, nous n’avions pas vu le Totoro qui accueille les visiteurs à l’extérieur du musée ! Alors à la faveur d’une accalmie, on est allés lui faire coucou.

 Ghibli 3

 

Remis de nos émotions (ok, surtout moi), nous avons passé l’après-midi dans le quartier des affaires, Ginza. Le soleil nous a même fait l’honneur de sa présence.

On est passés, sans le connaitre, devant le Kabuki-za. C’est un théâtre de kabuki (forme de théâtre japonais traditionnel) érigé en 1889, détruit par un incendie en 1923, reconstruit, re-détruit la même année par un séisme, re-construit, re-détruit en 1945 par les bombardements, re-construit en 1951 et détruit en 2010 par la bureaucratie, qui a trouvé qu’il ne respectait pas les normes anti-sismiques (et qu’on était plus à une destruction près). Il a réouvert la veille du jour où on est passé devant (merci Wikipédia), ce qui explique l’attroupement qu’il y avait sur place !

Ginza 1    Ginza 2

Ginza 3

En dehors de cet aparté traditionnel, Ginza reste un lieu moderne où les show-rooms (Nikon, Sony…) côtoient les enseignes de luxe (Louis Vuitton, Le Printemps,…) dans d’immenses buildings que les photos peinent à représenter à leur juste mesure.

Ginza 4

On quittera toute cette agitation dans le prochain article, puisque le lendemain on se déplaçait à Kyoto, la ville aux milliers de temples (j’exagère à peine).

Telys

4 Comments

  1. J’avais visite le musee Ghibli en decembre 2009 lors de mon premier voyage et j’avais aussi pu voir « Mei et le neko bus » il est super comme court-metrage, c’est merveilleux de decouvrir cet univers.

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