[Vienne] « Schönbrunn ». « A tes souhaits »

26 septembre 2012

On ne se laisse pas abattre par nos mésaventures de la veille, même si notre visite du jour était la plus indiquée pour profiter à fond d’un appareil reflex : le château de Schönbrunn.

Avant toute chose, il faut savoir que c’est « the place to see » à Vienne et que vous ne serez certainement pas seul à le visiter, même hors saison, même en semaine. On était un mercredi de fin septembre, donc bien loin de la foule des grands jours, mais on a quand même traversé quelques salles un peu rapidement parce qu’elles étaient surpeuplées (et qu’on aime pas les gens). Lorsqu’on est revenu le vendredi pour visiter le zoo, la vaste place devant le château grouillait de touristes (un ratio x10 par rapport au mercredi) donc si on peut vous donner un conseil : privilégiez les visites en milieu de semaine.

Le château est à l’origine un petit pavillon de chasse des Habsbourg reconvertit en résidence d’été par la suite.Une résidence d’été et une résidence d’hiver éloignées seulement de trois kilomètres, c’est vrai que c’est totalement indispensable.

Plusieurs types de billets qui s’offrent à vous :

  • l’Impérial Tour, 10,50€ : visite de 22 pièces du château, dont les appartements privés de Sissi et son mari
  • le Grand Tour,  13,50€ : en plus de l’Impérial Tour, vous visitez 18 autres pièces du XVIIIème siècle
  • le Pass Classic, 16.50€ : en plus du Grand Tour, vous avez accès  au jardin privé du Prince héritier, la Gloriette et le labyrinthe
  • le Gold Pass, 39€ : à ce prix là on vous fait la totale et vous avez accès à toutes les attractions du château, à savoir le pass Classic + la serre aux palmiers, le zoo, la maison du désert, le fournil impérial et la collection de voitures historiques (quand on dit « voitures », comprenez « carrosses », pas « automobiles »)
  • Il existe aussi le Sissi Ticket, qu’on pouvait également acheter au palais de Hofburg puisqu’il donne accès à ce dernier,  le Grand Tour de Schönbrunn et le musée des meubles impériaux (oui, on fait des musées sur tout et n’importe quoi de nos jours)

Tous les billets comprennent l’audioguide pour la visite des pièces du château et les jardins sont accessibles gratuitement (on a croisé des gens qui y faisaient leur jogging).

On a opté pour le Pass Classic, qui était un bon rapport entre le prix (pas trop élevé) et le nombre d’attractions possibles (ça nous a pris la journée). On vous déconseille le tour Impérial, qui est sensiblement identique à ce que vous apprendrez à Hofburg (notamment dans l’audioguide, les textes sont strictement les mêmes). Le jardin du Prince, le labyrinthe et la Gloriette ne sont pas indispensables mais on n’a aucun regret à avoir dépensé les 3€ supplémentaires, parce que vous allez voir qu’on s’est bien amusés.

L’intérieur du château
On profite des 40 pièces du palais au rythme de l’audio guide fourni mais parfois légèrement succinct. Comme je le disais, on retrouve pas mal d’éléments déjà évoqués au palais impérial (c’est logique, on parle des mêmes personnes) mais il y a quand même une petite touche de copier-coller déplaisante et on ne serait pas contre d’autres anecdotes qui vaudraient le coup de faire les deux visites. Sinon la visite est bonne (quand la visite est bonne, bonne, bonne, bonne, quand la visite sonne, sonne, sonne, sonne…), on y apprend encore quelques facettes de la vie de la dynastie, notamment leur manie de littéralement vendre leurs filles pour lier des alliances avec les autres pays.

Les photos sont malheureusement interdites, donc j’ai repris cette image de la (grandiose) Grande Galerie sur le site officiel.

© Schoenbrunn

Elle fait 40 mètres de long sur 10 mètres de large, on peut donc y mettre au moins cinq fois notre appartement. C’était bien sûr l’endroit privilégié pour les bals, diners de galas et autres festivités de la famille Impériale. Mais pas seulement puisque c’est ici qu’a eu lieu la fameuse rencontre entre Kennedy et Khrouchtchev en 1961.

 

Le jardin du Prince Héritier
Nous nous sommes ensuite dirigés vers les jardins et plus précisément le jardin privé d’un des Princes Héritiers. Franchement, heureusement qu’il y a un pack avec la visite du palais parce que c’est super joli, mais de là à payer 2,50€ pour passer sous une voûte de vigne vierge, c’est pas non plus incontournable. Bon, je râle mais en vrai c’est chouette, surtout le petit promontoire duquel on a une superbe vue en plongée sur le palais et le jardin.

  

 

Les jardins du château
Ensuite pour ce qui est de la partie gratuite, s’étend derrière le château un immense jardin à la française dans lesquels baladent gaiement des mignons écureuils. On n’en a exploré que moins de la moitié.

Et comme on a un blog à gros budget, on vous fait même des panoramas à 360° ! N’hésitez pas à le mettre en plein écran (la petite icône avec un carré en bas à droite du panorama), ça rend mieux.

 

Remarquez le soin apporté à la taille des arbres : parfaitement rectiligne pour l’allée principale mais en forme de voûte pour les petits passages longeant les haies.

  

Le parc est parsemé de fontaines (dont l’une d’elle a donnée son nom au château), de fausses ruines romaines… On finira d’explorer la seconde partie quand on retournera au palais voir le zoo.

  

  

Il s’avèrera qu’on a pas pris le chemin le plus facile et la montée jusqu’à la Petite Gloriette s’avère longue et fastidieuse. Heureusement que les écureuils nous accompagnent.

La Petite Gloriette n’étant pas à visiter, on ne saura pas exactement à quoi elle servait…


Doués que nous sommes, il est pas loin de 14h et nous voila à l’autre bout du parc où il n’y a rien et on a faim. On avise une sortie du parc et une petite cahute pas loin. C’est vraiment qu’on crevait la dale parce que le hot dog était tout simplement mauvais : le pain était capable de nous assécher la bouche, la gorge et l’estomac si on n’y prenait pas garde et la saucisse était totalement insipide. Heureusement, d’autres écureuils-mignons sont passés nous tenir compagnie.

Gloriette
Nous voici enfin arrivés à la Gloriette. Mais qu’est-ce qu’une gloriette, Jamy ? Une gloriette, mot provenant de gloire, désigne au XIIe siècle une petite chambre, et à partir de la Renaissance un petit pavillon ou un temple à l’antique, situé dans le parc du château, comme lieu propice au repos et à la poésie. Merci Wikipédia et chauffe Marcel !

  

La visite n’est pas non plus indispensable parce que ça n’offre finalement que l’accès à une jolie terrasse et une vue surélevée de dix mètres par rapport au sol, mais ça reste sympa. Et même si vous n’avez pas pris l’entrée de la Gloriette, ça vaut le coup de monter la colline : la vue est superbe.

On redescend vers le château en passant près de l’imposante fontaine Neptune.

    

Le labyrinthe
On se dirige ensuite vers la dernière partie des attractions possibles avec notre billet : le labyrinthe. Il y a un petit labyrinthe avec des haies d’environ un mètre, plutôt dédié aux enfants mais qu’on a fait quand même parce que….il y avait des jeux. C’est plutôt destiné aux jeunes enfants mais on a su rester très jeunes dans nos têtes ^^.


On s’attaque ensuite au labyrinthe des grands, où sont disséminés plusieurs plaques avec des signes astrologiques. On a pas très bien compris pourquoi mais c’était amusant de tenter de toutes les retrouver.

Une fois la sortie trouvée, on peut monter sur une plate forme qui nous permet de contempler ce qu’on a traversé (et se moquer de ceux qui errent encore).

    

Et enfin, avant de sortir on avise un parc de jeux pour enfants pas comme les autres.

Il y avait des miroirs déformants et une pelleteuse mécanique pour le sable ! Ainsi que deux espèces de paraboles séparées de plusieurs mètres et quand l’un parlait au creux de sa parabole, l’autre entendait ce qu’il disait. Ça valait le coup de prendre le billet juste pour la déconnade.

 

Il est pas loin de 17h, donc on décide de garder la visite du zoo, achetée en même temps que notre billet de Grande Roue au Präter, pour un autre jour. Et on a bien fait, le zoo nous aura pris une journée complète aussi (mais ça on en parle dans deux semaines).

Au retour, on fait un détour par un Spar pour se constituer de quoi faire un apéro et ça tombe bien parce que notre hôtesse et sa coloc ont eu la même idée. On grignote donc en discutant de…voyages et traits de caractères des gens de nationalités différentes, quelle surprise.

On ressort ensuite parce qu’on avait repéré un bar un peu plus bas dans la rue (le Louisiana) qui proposait des concerts quasiment chaque soir de la semaine. On s’est décidé pour un concert de blues, super sympa mais surprise à la fin, c’est payant et la nana passe avec un « chapeau » sous la forme de boîte de bretzel (Autriche oblige). Finalement, 5€/personne pour une heure de blues, ça les valait complètement.

Telys

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