[Vienne] – Promenons nous dans les bois…

27 septembre 2012

Aujourd’hui nous allons sortir un peu de la ville pour aller visiter la campagne autrichienne : on va faire un petit tour dans la vallée de la Wachau. Direction Krems an der Donau (Krems sur le Danube) et Dürnstein.

Au programme, « petit dèj' » dans la gare de Franz Josef bahnhof, départ en train pour Krems, correspondance en bus jusqu’à Dürnstein.

   

   

Le train depuis Vienne met environ 1h pour arriver à Krems. L’orientation à la gare de Krems n’a pas été super évidente mais on a fini par trouver le bus pour Dürnstein avc lequel le trajet dure environ une demi-heure.

Arrivés à Dürnstein, on a raté « le bon arrêt » donc on s’est retrouvés totalement à l’opposé de l’entrée du village par laquelle on pensait arriver. On était un peu paumés, d’autant qu’on avait pas vraiment de carte ou de plan (quand on disait qu’on a organisé ce voyage à l’arrache…) mais à l’instinct on a trouvé facilement notre voie.

Ah oui, il est quand même temps de vous expliquer pourquoi Dürnstein ! On n’a pas mis le doigt au hasard sur une carte, non, il se trouve qu’en plus d’être un petit village pittoresque d’environ 1000 habitants, on y trouve les ruines d’un château fort, le Künringerburg, où fut enfermé Richard Coeur de Lion entre 1192 et 1193, en rentrant de croisade. Et Krems, hé bien tout simplement parce que c’est un passage obligé pour aller à Dürnstein et qu’en plus ça semblait sympa à visiter aussi.

Bref, une fois arrivés dans le village on trouve un chemin qui monte, visiblement vers les ruines. Bon, c’est pas hyper bien fléché mais disons que comme nous sommes arrivés du mauvais coté du village, on n’a pas du tout pris le chemin « normal » au départ donc c’est un peu de notre faute. On se retrouve sur des passages assez étroits entre l’arrière de maisons et la pierre du flanc de la colline et on espère ne pas se faire remarquer ou se prendre du plomb dans les fesses par un propriétaire un peu parano. Après quelques hésitations sur la direction, on se retrouve sur un chemin de terre/pierre, en sous-bois. Ça grimpe pas mal ! Ne faites pas comme moi et prévoyez de bonnes chaussures de rando, c’est plus sûr, surtout s’il pleut ou s’il a plu récemment, ça risque fort d’être glissant. La montée reste relativement accessible quand même car le chemin forme une sorte d’escalier en pierre irrégulier. Encore une fois, comme on n’a pas vu les panneaux à l’entrée « normale » du chemin, on n’a aucune idée de la distance à laquelle se trouvent les ruines ce qui occasionne une série de « C’est quand qu’on arrive ???? » désespérés de la part de Telys :). En fait, pour des non-randonneurs comme nous, en prenant notre temps, il nous aura fallu moins d’une demi-heure pour grimper au sommet. Rien d’insurmontable quoi.

Ce n’est qu’une fois arrivés quasiment au sommet qu’on croise enfin des panneaux et qu’on se rend compte qu’en fait il y avait deux chemins, le facile et le difficile et qu’on a pris… le difficile bien entendu !

Schwierige = Difficile, Leichte = Facile, le reste est transparent…

Faudra penser à prendre le chemin facile pour la descente (j’y reviendrais…) mais pour le moment on continue les derniers mètres de l’ascension pour (aller plus haut comme le dirait Tina Arena) se retrouver au milieu des ruines proprement dites.

  
La vue de la haut est superbe ! Je vous laisse juger grâce aux panoramas ci-dessous. N’hésitez pas à passer en mode plein écran et dites nous si ce genre de panoramique vous plait dans les commentaires !

 


Schloss Dürnstein – En bas des ruines


Schloss Dürnstein – Dans les ruines


Schloss Dürnstein – En haut des ruines

 

On n’a pas trop eu de chance parce que le temps était mitigé mais le bon côté des choses, c’est qu’il n’y avait quasiment personne et surtout il n’y a pas de guide, de barrières, d’interdictions diverses et variées, juste un petit panneau avertissant que c’est vachement dangereux et qu’on y entre à nos risques et périls. Disons que c’est rafraîchissant, surtout après la journée de la veille qui était la plus chargée côté tourisme de masse. Le temps de souffler un peu en haut des ruines, de prendre des dizaines de photos panoramiques et on redescend au village, par le chemin… « Facile »… Je vois pas en quoi une pente en descente à environ 20% en pierre lisse, très lisse, et recouverte de graviers et de terre est plus safe qu’un escalier légèrement irrégulier et un tout petit peu escarpé… Franchement je sais pas si l’aller aurait été plus facile de ce côté mais je suis certain que la descente par le côté difficile est plus simple que celle côté facile.

Après un cafouillage d’orientation (mea culpa… j’ai confondu  le panneau « arrêt de bus » (bushalte) avec le panneau « parking à bus » (busparkplatz), c’est clairement pas la même chose…) qui nous a coûté facilement une heure mais qui nous a permis de visiter le village, on retourne à l’arrêt de bus, le « bon » cette fois-ci, où on retrouve notre gourou du voyage aller !

Ah oui je ne vous ai pas encore parlé du Gourou ! Au trajet aller en bus on est tombé à coté d’un type assez étrange, chemise et pantalon de lin blanc très fin, sandales façon Gandhi, cheveux longs et petites lunettes rondes, qui parlait très fort avec sa voisine, lui racontant ses voyages (et pour parfaire le cliché j’ai cru comprendre qu’il parlait notamment de l’Inde). Il avait…disons une allure et une attitude qu’on ne pouvait pas manquer…

      

 

De retour a Krems, on se promène dans la rue commerçante puis les quelques places autour. C’est une ville moyenne, un peu plus de 20000 habitants mais ça donne l’impression d’être très petit malgré tout. Quelques photos et panoramas valent mieux qu’un long discours :

   

Krems am Donau – Eglise

Krems am Donau – Place

 

On retourne ensuite à la gare, direction Vienne.

Le soir, on s’est décidé pour une Gasthaus assez renommée, Sperl, qui est située juste derrière notre logement. On y a pris tous les deux le même menu, une soupe de citrouille aux graines de citrouille grillées et à la crème fraîche (la spécialité de la maison d’après ce qu’on a pu comprendre) en entrée et l’incontournable Goulasch au paprika avec sa grosse boulette de pain.

A noter qu’on a ENFIN goûté le fameux Sturm ! Ce célèbre vin en cours de fermentation qui est souvent dilué avec de la limonade. Très bon mais très probablement traître, c’est sucré, on sent pas l’alcool, en tout cas au goût… Littéralement le mot signifie quelque chose comme tempête je crois et ils semblerait que deux explications sur l’origine du nom soit admises : Il s’agirait soit d’une référence au fait que ce soit très trouble, soit en référence à l’effet que cela provoquerait sur le cerveau 🙂

 

Bigfoot

7 Comments

    • Non non, tu es pas la seule ;), a notre décharge on avais pas trop de points de repère et y’avais 3 arrêts du même nom donc difficile de choisir… L’essentiel c’est de retomber sur ses pattes 😉

    • Ouais, la journée était drôlement sympa, on n’a pas regretté de s’éloigner un peu des sentiers battus.
      Pour les panoramas j’utilise une application directement sur le téléphone (photosynth) mais il me semble, sans avoir pu vérifier, que c’est faisable directement sur le site du même nom à partir d’une série de photos prises avec un APN.
      La qualité est pas exceptionnelle mais je trouve le principe sympa pour se faire une idée du panorama à un endroit donné, ça apporte une autre dimension par rapport à une « simple » photo, l’envers du décors en quelque sorte 🙂

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