[Bratislava] – Bratislava, n’y allez pas !

25 septembre 2012

C’est un piège ! Ça sonne bien comme ça, Bratislava, mais non, définitivement, j’appelle au boycott. Bon, plus sérieusement, reprenons au début.

Le départ du train était prévu relativement tôt gare de Südbahnhoff, du coup on a une fois de plus raté le petit dèj de Péri mais on y a gagné un escargot brioché à la cannelle acheté dans la gare. Le trajet dure un peu plus d’une heure, c’est tout à fait correct pour faire l’aller-retour sur la journée. Y’a juste un truc que j’ai vraiment pas compris : arrivé au niveau de la frontière, le train s’arrête sur un genre de voie de garage, c’est même pas une gare en propre, juste un bâtiment au milieu de nul part… Et là, second contrôle des billets, le premier était très cordial, en allemand, le second carrément moins sympa et en slovaque… Mais pourquoi ils changent le staff du train à la frontière alors que Bratislava, le terminus du train, est à moins de 10kms ? Bref, c’est pas très rationnel mais admettons…

Arrivés à la gare, on se retrouve entouré par des types (probablement employés par la compagnie de chemin de fer) qui se baladent en bleu de travail avec des masses (marteaux) de plus d’un mètre de long… Même pas peur !

On a globalement deux objectifs pour la journée, aller au château de Bratislava et visiter la vieille ville. On se dirige donc à pieds vers le château Le trajet n’est pas si long, tout au plus 20 minutes mais par contre ça parait durer bien plus longtemps tant le « paysage » est morne et peu intéressant. Des espèces de grandes avenues avec une circulation d’enfer, rien de passionnant. On est juste passés devant ce qui ressemblait à un bâtiment officiel pas trop mal sans qu’on arrive à déterminer exactement de quoi il s’agissait. (post-scriptum : Après recherches sur Wikipédia, il s’agirait du palais Grassalkovitch ou palais présidentiel, la maison du Président de la République et la fontaine en forme de globe devant est la fontaine de la paix)

Pour accéder au château il faut être motivé parce que ça monte et puis ça manque sérieusement de panneaux indicateurs. En plus, ceux qui sont là pointent dans des directions un peu aléatoires. Je demande pas un Disneyland à l’échelle de la ville mais bon, des panneaux qui pointent dans la bonne direction c’est pas tant demander que ça, surtout quand il s’agit du quasi-seul site touristique de la ville. Arrivés en haut c’est plutôt chouette même si je trouve que le château en lui même manque cruellement de charme. Une grande bâtisse carrée et blanche en haut d’une butte. La façade avant est pas mal mais on a une vague impression d’être dans un décor de théâtre lorsqu’on fait un peu le tour tant l’arrière ressemble à un terrain vague en friche à cause des rénovations en cours.

J’ai un peu de mal à qualifier la vue que l’on a de là haut… C’est à la fois superbe et déprimant… il y a disons 15% du champ de vision qui est superbe, car on est très bien placés pour voir la vieille ville d’en haut mais d’un autre coté, le reste est constitué d’usines et de barres d’immeubles, type HLM de 30 étages et de plusieurs centaines de mètres de large. Globalement ça fait quand même pas rêver…

Avant de redescendre on s’arrête au resto du château qui s’avère plutôt bon. On mange en terrasse et la vue sur la vieille ville est particulièrement agréable pour peu qu’on arrive à mettre des œillères et se concentrer dessus.

Un goulasch pour moi et des gnocchis au fromage de brebis pour Telys, accompagnés d’une cruche de limonade maison super bonne et rafraîchissante (il faisait super chaud !).

En dessert un strüdel aux cerises. Pas mal mais la sauce est assez immonde…

À l’inverse des restos touristiques dans les pays très visités (qu’on fuit habituellement comme la peste), l’endroit offre un bon rapport qualité-prix et un service absolument charmant, bien qu’intéressé puisque le pourboire est encore en vigueur ici. N’empêche, le mec a fait l’effort de parler français et s’intéresser un peu à nous et c’est toujours appréciable.

On se dirige ensuite vers le centre historique de la ville. C’est vraiment pas très grand, même s’il s’agit de la capitale de la Slovaquie ce n’est le cas que depuis 1993, date à laquelle la Tchécoslovaquie s’est scindée en Slovaquie et République Tchèque (à l’occasion on vous parlera de notre voyage à Prague !). On y tourne, retourne, re-retourne… Globalement pas des tonnes de trucs à voir mais quand même quelques coins sympas :

– La « Michael’s Gate » :

Crédit photo : dugspr – Home for Good

– La place principale (Hlavné Námestie) :

Crédit photo : Martin Hapl

Il y a des statues en métal un peu partout dans la vieille ville. On a essentiellement remarqué celle d’un soldat de Napoléon sur la place du village principale mais vous trouverez la liste (complète ?) sur ce site.
A noter : juste derrière la statue, c’est l’ambassade de France 🙂

Crédit photo : EnglishGirlAbroad

Crédit photo : Rafael Robles L.

Pont du soulèvement national slovaque, pour info, en haut de la tour se trouve un restaurant panoramique avec une superbe vue parait-il :

Crédit photo : morethanreal

Sur le chemin on achète quelques cartes postales (y’a genre 4 modèles de cartes postales puisqu’il n’y a pas plus de 4 coins sympas dans la ville, le reste des cartes étant constitué de patchworks immondes de vues microscopiques, façon planche contact, ou alors du fameux I Love Bratislava décliné sur fond de toutes les couleurs.) qu’on écrira dans une cour derrière une « église » qui donne sur la place principale. Il faut noter que Bratislava possède les boites aux lettres les mieux cachées d’Europe ! On a mis des plombes à en trouver une et pourtant elles sont pas vraiment atypiques…

Sur ce, on décide de se poser quelques minutes dans un « bar à smoothie et café bio-équitable-écolo » pour se reposer un peu les jambes avant de repartir vers la gare. Après un smoothie chacun, on s’apprête à repartir vers la gare.

Et c’est la que c’est le drame, après une grosse pause de facilement une demie heure, on se lève pour repartir direction la gare et je trouve le sac de mon appareil photo vachement léger… Décharge d’adrénaline, je l’ouvre, seconde décharge, le sac est vide… Après une seconde pour réfléchir à une alternative, je me rends à l’évidence, mon appareil photo a bel et bien été volé dans mon dos pendant que j’étais sur ma chaise…

Si j’avais pas tellement envie de le pendre par les couilles sur un croc de boucher, j’admirerais presque la dextérité du voleur parce qu’en plus de moi sur ma chaise il y avais du monde autour… Bref, après 10 ans à en rêver, à repousser la folie, j’ai eu la chance d’avoir un reflex numérique de mes rêves pendant… 2 mois… Au delà de la perte matérielle c’est aussi et surtout les 5 jours de photos précédents perdus qui me mettent les abeilles… La quasi totalité des photos que j’avais prises pour illustrer les articles ont disparues, ne restent que les quelques photos « bonus » prises avec le téléphone. Je n’aurais pas le temps (ni le courage) de les refaire c’est donc tout ça de perdu. Il parais que ce sont les souvenirs qui restent dans la tête qui sont les meilleurs, on va essayer de rester sur cette note positive parce qu’on va pas se gâcher le voyage pour ça.

Cet « incident » explique le manque de photos dans certains articles précédents et le recours à Flickr pour les illustrer.

Bref, c’est pas vraiment dans la joie et la bonne humeur qu’on repart vers la gare pour prendre le train de retour. Pas plus de surprise qu’à l’aller, toujours un arrêt à la frontière, deux contrôles de billets et des types avec des gros marteaux.

On avait prévus de manger sur le pouce en rentrant mais la boulangerie à la gare n’avais plus que quelques sandwichs donc on part plutôt vers un bar derrière notre logement. En arrivant on se rends compte que comme dans tous les cafés en Autriche la cigarette est autorisée. Y’a des fois ou on peut faire un effort et passer outre ce genre de désagrément mais là, après les évènements de la journée, on avait vraiment pas envie de supporter ça donc on décide d’aller plus loin se trouver une alternative, éventuellement la pizzeria de quelques jours avant.

On tombe sur une boucherie-charcuterie-crèmerie-épicerie-restaurant italienne qui a l’air pas mal du tout. Jambons de Parme accrochés au plafond, un mur énorme recouvert du sol au plafond de bouteilles de vins (avec une échelle comme dans les bibliothèques !), on décide de tenter le coup ! Et on ne regrettera pas !

Une assiette de charcuteries italiennes partagée en entrée, un salade mozzarella pour Telys et des pâte au pesto de truffes pour moi, un délice pour nous deux ! Le tout accompagné d’un petit verre de blanc pas mauvais du tout, vraiment un régal ! En dessert un gâteau au chocolat et aux noix pour moi et un florentin pour Telys, idem, super bons tous les deux !

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En gros j’aurais quand même tiré plusieurs leçons de la journée :

– Le fait de tenir en permanence la lanière de la besace photo n’est pas suffisant pour s’assurer de la sécurité de l’appareil. Dites que je suis naïf mais franchement je pensais pas possible de s’infiltrer entre deux tables occupées, ouvrir un sac (coté façade du bar hein, pas coté rue !) et prendre l’appareil que moi même je galérais à sortir une fois sur deux avec la dragonne qui s’emmêlait aux courroies de la besace, tout ça sans que je ne me rende compte de rien…

– NE JAMAIS ACHETER DE CARTE SD DE 32GO ! En cas de perte/vol c’est toutes les photos qui disparaissent ! Leçon retenue, maintenant ce sera des cartes de 8Go, à changer tous les jours ou deux jours, stockées à l’hôtel une fois pleines. Je suis encore en train de réfléchir à un moyen de les stocker en ligne aussi mais bon vu le volume de données ça risque d’être compliqué via des connexions intermittentes et pas forcément de bonne qualité.

– Le sac photo c’est sur les genoux et pas ailleurs.

– Je pense que suite à ça je vais oublier mon idée initiale de remplacer la besace par un sac à dos, plus pratique mais plus risqué.

Bigfoot

4 Comments

  1. J’ai souvent entendu que Bratislava ne méritait pas qu’on s’y arrête, je n’y suis pas encore allée. C’est vraiment nul pour le Reflex…personne n’a rien vu j’imagine…

  2. 🙁 aie les mésaventures ne vous ont pas lâchées on dirait… Bratislava j’y suis déjà allée une bonne dizaine de fois, et j’avoue vraiment adorer cette ville! Mais c’est vrai que le centre n’est pas grand, le chateau est kitchissime… d’ailleurs il y a 10 ans il était magnifique! mais il était assez vieillot, du coup ils ont voulu le rénover, perso je trouve que c’esta ssez mal fait, on dirait plus un chateau disney que un vrai monument historique… 😉
    Par contre la ville a un sacré charme je trouve! Les terrasse du centre ville sont super jolies et les possibilités de shopping et soirées sont top! J’ai prévu un article sur ce sujet dans les prochaines semaines j’espère que cela vous fera (un peu) changer d’avis!

    • Je suis assez d’accord sur le côté « Disney » du château. C’est ce que j’entendais par son « manque de charme ». En fait on dirais un décors de ciné ou théâtre. J’avoue ne pas avoir vu à quoi il ressemblait avant.
      Sinon ouais disons que l’expérience de la ville a été un peu gâchée par les mésaventure mais que très objectivement le centre ville est très sympa. Ceci dit je reste sur mon idée de départ, ça vaut pas plus qu’une journée sur place.
      Ceci dit je suis prêt à revoir mon opinion si on me prouve le contraire 😉 (bon pas certain d’y retourner pour autant, en tout cas pas avec quoi que ce soit de valeur !)

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