[Vienne] – Semi-marathon

20 septembre 2012

Comme on est seulement à moitié organisés, on a super bien préparé notre voyage mais pas ce qu’on allait y faire. Alors vu qu’on a le temps, on décide de consacrer notre première journée à se balader un peu au hasard et sans but précis dans la ville historique. Ça nous permettra de « tâter l’ambiance » et de commencer à nous repérer dans la ville.

Notre logement est particulièrement bien situé, en 1/4 d’heure de marche on arrive directement dans le centre historique. La ville n’étant pas très étendue, on décide de tenter le séjour sans prendre d’abonnement de transports en commun, quitte à prendre des tickets individuels lorsque cela sera nécessaire.

D’ailleurs, petit aparté transport : les autrichiens sont de vraies machines de guerre sur la route, franchement traverser la rue quand on est piéton est presque aussi risqué qu’a Rome (bien que dans un autre style). Et c’est pas tout, ça se complique encore puisque certaines voies de tram sont partagées avec les voitures. Y’a aucune pitié, t’es vigilant ou t’es mort. Je ne sais pas si c’est lié mais du coups les piétons autrichiens nous ont semblé bien « sages » en ce qui concerne le respect des feux rouges.

Vieux tram

 

Allez hop, après un super petit dej’ préparé par Péri (on a pas de photos mais en gros une salade, des olives, des « cigare borëk », du pain, du beurre, de la confiture, café et thé), on enfile les chaussures et on se dirige vers le centre ville !

Comme tous les jours futurs, on passe par la place Schwarzenberg (Schwarzenbergplatz) (Article Wikipedia (en allemand mais y’a des photos)).
Pour la petite histoire, il y a un monument en arc de cercle derrière la fontaine, dressé par les Soviétiques à la libération de la ville en 1945. Les Viennois n’ont que moyennement apprécié et ont préféré le masquer par le jet d’eau, tout en surnommant le monument « monument au pillard inconnu ». Ambiance.

Place Schwarzenberg   Fontaine en face de la place Schwarzenberg   Ambassade de france   Maison de l'industrie

Ensuite on part dans la direction globale du centre en zigzaguant dans les différentes petites rues, on passe devant un genre de palace, on apprendra plus tard qu’il s’agit du Palais Coburg, un palace 5 étoiles. D’après booking.com c’est pas du tout dans nos moyens mais ça fait rêver !

Palais Coburg

Au détour d’une rue, on débouche ensuite sur la cathédrale Saint-Etienne (Stephansdom) (Article wikipédia en francais ou en allemand (plus de photos))

Stephansdom

Facade du Stephansdom   Stephansdom   Stephansdom

En résumé, c’est la cathédrale de Vienne, elle fut détruite en 1945 suite à un incendie, elle a été reconstruite très vite après. Parmi ses particularités, sa cloche pèse 21 tonnes, ce qui en fait la plus grosse cloche d’Autriche.

A ce stade on se fait un petit point « routard » et on prend le temps d’aller voir tout ce qu’il peut y avoir d’intéressant autour :

– La Haas-Haus  (Wikipédia)

Faute de pouvoir l’illustrer avec mes photos je vous renvoie vers Wikipédia.

Il s’agit d’un bâtiment moderne, signé par l’architecte Hans Hollein qui tranche carrément avec la cathédrale qui lui fait face.

– Graben (Wikipédia)

Graben est la plus célèbre « place » (en fait c’est plutôt une rue très large et piétonne) de Vienne. Elle est bordée de chaque coté de magasins de luxe et de boutiques de souvenirs.

Graben

– L’église Saint-Pierre (Peterskirche) (Wikipédia)

Le guide est assez laconique sur cette église, qui, au passage est, parait-il, l’église baroque la plus copiée d’Europe de l’Ouest. Pourtant je l’ai trouvé vraiment sympathique ! Bon, c’est du baroque très chargé à l’intérieur mais j’ai trouvé que ça avait pas mal de charme.

Peterskirche   Peterskirche   Peterskirche   Peterskirche   Peterskirche

– La colonne de la peste (Pestsäule) (Wikipédia en allemand)

Sur la place Graben se dresse une colonne érigée pour célébrer la fin de l’épidémie de peste de 1679 qui fit plus d’une centaine de milliers de morts rien qu’à Vienne. C’est Léopold Ier qui en ordonna la construction.

Colonne de la peste

En nous dirigeant ensuite vers le palais impérial, on recherche la « maison de Loos » (Looshaus) (Wikipédia) mais comme on n’est pas doués on s’est plantés de maison et on ne découvrira la vraie que quelques jours plus tard (mais quand même on avait trouvé ça louche !)

On arrive donc au palais impérial, résidence de la famille des Habsbourgs pendant plus de 600 ans ! Le palais recouvre près de 1/5 de la surface du premier arrondissement de Vienne (le centre historique), comporte 2600 pièces et renferme à l’heure actuelle divers musés (Musé Sisi, Appartements impériaux, collection d’argenterie entre autres, on en reparlera), la présidence de la République et divers ministères.

Palais impérial

Palais impérial

 

Bon, c’est pas tout ça mais ça fait quelques heures qu’on marche et on commence à avoir faim ! Comme on le fera quasiment tous les jours on se contentera d’un repas pris sur le pouce, en l’occurrence un hot-dog pris dans une « cabane à hot-dog » qu’on avait repérée un peu plus tôt. C’est pas franchement bon… Pas franchement mauvais non plus… Perso j’ai pris l’option saucisse épicée + moutarde, la moutarde compense légèrement le fait que le pain est hyper sec. Telys a opté pour une saucisse au fromage (Leberkäse), apparemment ça lui a plu (à partir du moment où y’a du fromage…). Et puis pour éviter la déshydratation due au pain, on s’est arrêté au Starbucks juste à coté (au passage un grand moment d’anthropologie en observant les gens essayer d’ouvrir la porte des toilettes verrouillée par un code. Entre ceux qui essayaient de gruger (il fallait prendre une conso pour avoir le code), ceux qui n’y arrivaient pas et ceux qui ne comprenaient tout simplement pas qu’il fallait taper un code…).

Après tout ça on se remet à notre exploration de la ville, direction le Danube ! Ben ouais, c’est quand même le deuxième plus long fleuve d’Europe après tout !

Alors, premier constat, l’eau est loin d’être bleue, plutôt marron/vert. Sinon les berges sont aménagées et l’on peut s’y promener et même y bronzer (encore eut-il fallu qu’il fasse un peu plus de 16°C…).

Vienne plage

Après quelques photos et malgré la pluie qui commence à tomber, on se met à longer les berges, rien de particulier à y voir à part les graffitis assez élaborés mais ça fait du bien d’être à l’écart de l’agitation à quelques mètres au dessus de nous. On est quasiment seuls et on remonte une grosse partie de la ville, à peine dérangés occasionnellement par un vélo qui passe par là.

Ci-dessous le détail de quelques graffitis qu’on a rencontrés le long des berges.

Tags   Tags

Tags

Tags

Tags   Tags

On ne remonte que lorsque l’on se trouve bloqués par des travaux et de toute façon très proche du quartier vers lequel on se dirigeait.

A ce stade, à vue de carte, on a grossièrement exploré les 2/3 de la ville historique. On commence donc à se diriger vers le dernier tiers encore inconnu. On longe le Danube jusqu’à bifurquer un peu au hasard vers un quartier qui à l’air sympa de loin mais qui est en fait assez peu intéressant… Après un peu plus de marche, on arrive devant un grand bâtiment style château fort en briques rouges. Apparemment  il s’agirait d’un ministère, probablement le ministère du sport et de la culture mais sans certitudes.

Suite à un point routard, on se rends compte qu’on est tout près de la maison de Freud, enfin, tout près, en fait on a encore marché un gros quart d’heure avant d’y arriver (au passage on repère au loin une grande église qu’on passera pas mal de temps à rechercher plus tard pour finir par tomber dessus par hasard). Pas grand chose à dire, elle contient un musé sur l’inventeur de la psychanalyse et le fameux divan d’où tout est parti.

Après moult détours à la recherche de notre église entraperçue sur le chemin de la maison de Freud on passe devant le collège de France et le musée du Liechtenstein. On avait plus ou moins abandonné notre recherche et décidé de nous rapprocher du centre et de la mairie quand sur le chemin on fini par tomber par hasard sur notre église. Il s’agissait en fait de l’église votive (Votivkirche) (Wikipédia), un immense édifice néo-gothique construit à la demande de l’empereur François-Joseph en 1856 pour commémorer l’échec d’un attentat contre sa personne en 1853. On a toujours besoin de pense-bêtes pour se rappeler les petits moments de la vie non ?

votivkirche

votivkirche   votivkirche

Après une petite pause dans le parc de l’université qui se trouve juste devant l’église,

Parc devant la votivkirche

on se met en route vers l’hôtel de ville (Rathaus) (Wikipédia).

L’hôtel de ville est vraiment superbe, dommage qu’il ait été un peu occulté par des dizaines de chapiteaux et un genre de gradin. En effet il y avait un évènement sur le thème du cheval organisé devant.

Note de Telys : l’évènement sur le thème du cheval, c’était le Jumping de Vienne (le premier dans la ville), auquel participait notamment Charlotte Casiraghi, princesse de Monaco, Athina Onassis ou Jessica Springsteen (oui, la fille de Bruce), excusez du peu. C’est la fin de la minute people, retour à nos pérégrinations 🙂

Rathaus

Rathaus   Rathaus

A ce stade on commence à vraiment en avoir plein les jambes donc on commence à rechercher un restaurant pour le soir dans le guide et sur TripAdvisor (au passage, on y reviendra dans un article dédié mais je vous conseille l’application TripAdvisor City Guide qui permet de télécharger des plans offline et toutes les reviews TripAdvisor dans les villes disponibles). On se décide pour le Zwolf Apostelkeller (TripAdvisor) qui semble assez sympa et qui correspond à ce qu’on recherchait en terme de cuisine (locale) et de distance (pas trop trop loin).
Malheureusement une fois sur place la salle est bondée, les serveurs totalement indifférents à notre présence, même pas moyen de savoir combien il faut attendre pour espérer avoir une place, un couple devant nous se fait presque envoyer chier par un serveur qui se contente d’un laconique « Fallait arriver plus tôt ».

Bref, ça nous a bien refroidi. Du coup on recherche une alternative et on finira au restaurant « Der Kuckuck » (TripAdvisor), littéralement « le coucou » (l’oiseau et/ou le coucou suisse). On n’est pas surpris par la déco « chalet suisse » avec des coucous suisses accrochés partout aux murs. Coté cuisine la carte est assez appétissante, les classiques (goulache, schnitzel) mais aussi d’autres trucs sympa comme les raviolis à la citrouille avec une sauce aux épinards pour lesquels on a tous les deux craqués. C’était définitivement un très bon choix. Coté authenticité je sais pas si c’est un plat autrichien mais les serveurs parlaient plus italien qu’allemand entre eux donc à mon avis y’a que la citrouille qui soit du quartier dans la recette :). Ensuite pour le dessert je n’ai pas pu m’en empêcher, j’ai craqué pour l’apfelstrudel, ça devait faire plus de 10 ans que j’en avais pas mangé et c’est toujours aussi bon ! Telys me faisait remarquer que si la tarte aux pommes était un pokémon, la tarte tatin serait la première évolution et l’apfelstrudel (recette) l’évolution ultime de la bestiole ;). Pour faire court c’est un mélange de pommes, de raisins, d’amandes, de cannelle et de sucre, le tout roulé dans une pâte « feuilletée ». C’est fondant, servi juste tiède, c’est génial ^^.

Après tout ça, nous on était complètement crevés, repus, le ventre lourd, on s’est traînés tant bien que mal jusqu’à notre logement pour enfin pouvoir nous effondrer sur le lit et tenter de récupérer pour la journée du lendemain, mais ça ce sera dans le post suivant 🙂

 

Bigfoot

Bigfoot

4 Comments

  1. Vous êtes partis combien de temps à Vienne? J’y suis déjà passée en escale, et cela m’a donné envie de partir là-bas un we…

    • On est partit 11 jours dont 8 jours passés dans la ville elle-même.
      Je pense que sur un WE c’est peut être un tout petit peu court, ça permet d’avoir un aperçu mais ça doit être d’autant plus frustrant de pas pouvoir aller plus loin 😉

  2. Ahah ça me fait plaisir de voir que je suis pas la seule à m’être fait envoyée chier au Zwolf Apostelkeller ^^
    Très sympa comme aperçu de la ville, j’ai manqué plein de trucs, du coup ça me donne envie d’y retourner!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *